Dans un compartiment de train, Pozdnychev raconte à un inconnu l'histoire de son mariage - et du meurtre qu'il a commis. Il remonte à sa jeunesse dissolue, à un mariage né du désir plutôt que de l'amour, et à une jalousie qui a fini par dévorer toute son existence. Un soir, un violoniste joue chez lui la Sonate à Kreutzer de Beethoven, accompagné au piano par sa femme. Dans la complicité des deux musiciens, Pozdnychev croit voir naître une intimité insupportable - et ce qu'il fait cette nuit-là, il ne pourra jamais le défaire. Léon Tolstoï défend ici une thèse radicale : le désir sexuel détruit l'être humain, même dans le mariage, et seule l'abstinence offre une issue. Léon Tolstoï publia La Sonate à Kreutzer en 1889. Cette nouvelle traduction fait découvrir l'un des textes les plus discutés de Tolstoï - un récit sur lequel les lecteurs ne s'accordent toujours pas.